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De lutteur à paysagiste

Lorsqu’il était jeune, Paul Rossetti rêvait de devenir lutteur professionnel. Il était loin de se douter qu’il trouverait finalement le bonheur dans son entreprise d’aménagement paysager.

Lutteur en herbe

Initié très jeune à la lutte par son père et sa sœur, Paul rêvait déjà de monter dans le ring avec ses idoles et de devenir une vedette de la WWE. « Je serai lutteur professionnel, j’irai à la télé, je voyagerai partout dans le monde, dans chaque ville, chaque pays », disait-il.

À 15 ans, Paul quitte l’école et commence à travailler pour l’entreprise d’aménagement paysager de son père tout en s’entraînant pour devenir lutteur. N’ayant pas tout à fait le physique de l’emploi, il doit mettre les bouchées doubles pour faire sa place dans le milieu.

« Ce que j’aime de la lutte, c’est le storytelling et le mauvais jeu d’acteur. C’est un cirque. Il y a quelque chose pour tout le monde. »

Au fil des années, Paul a incarné plusieurs personnages, dont le plus marquant fut sans aucun doute l’infâme Paul Rosenberg : « J’étais Américain et mon père avait beaucoup d’argent. Je n’avais pas besoin de travailler et je me moquais des pauvres gens qui déboursaient le peu d’argent qu’ils avaient pour me regarder écraser leurs héros. Ce que je faisais toujours! », raconte Paul avec un sourire en coin.

S’il n’a jamais connu le succès qu’il espérait, Paul a toutefois eu la chance de s’entraîner avec le lutteur professionnel Sylvain Grenier, quadruple champion de la WWE, et a remporté une douzaine de titres en carrière dans plusieurs ligues régionales.

De lutteur à entrepreneur

Lorsqu’il a compris qu’il ne pourrait pas vivre de la lutte, Paul s’est découvert une passion inattendue pour le paysagement. Puis, avec l’arrivée de son fils, il y a vu une façon de subvenir aux besoins de sa famille.

« Étonnamment, j’aime ce que je fais maintenant plus que j’ai jamais aimé la lutte », avoue-t-il.

En tant qu’entrepreneur, Paul fait un peu de tout. « Ce que j’adore à propos de mon entreprise, c’est qu’il y a toujours quelque chose de différent à faire », explique-t-il. En plus de gérer son équipe et de mettre la main à la pâte sur le terrain, il s’occupe du service à la clientèle, du développement des affaires et des soumissions. Ce qui le rend le plus heureux, c’est de se lever aux aurores et de travailler à l’extérieur seul avec les machines.

Paul n’a aucun regret quant à son choix de carrière. Il est allé au bout de son rêve de lutteur et est fier de ce qu’il fait aujourd’hui. « Le plus important, c’est de se donner à 100 %, peu importe le succès qu’on obtient. »

Lutter pour préserver son rêve

Ce qui compte pour Paul aujourd’hui, c’est d’offrir une vie confortable à sa famille et de passer du temps de qualité avec son fils.

Pour moi, ce n’est pas un travail. C’est ce qui me permet de veiller à ce que mon fils ait un toit au-dessus de la tête et de quoi se nourrir. C’est tout ce qui compte et tout ce que j’aime.

S’il a définitivement abandonné le rêve de devenir lutteur professionnel, Paul n’a pas pour autant accroché sa ceinture et n’écarte pas la possibilité de remonter dans le ring. À quand le grand retour de Paul Rosenberg?

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